• PERMIS DE TUER

    On ne veut plus de viols, de gens qu’on assassine,

    Des enfants au placard, tout cela est un crime.

    Des vieux que l’on étrangle pour leurs économies,

    Il est beau le monde, où tout tombe dans l’oubli.

    Des gens que l’on torture parce qu’ils ont une idée,

    Il ne faut plus penser, ça il faut l’empêcher.

    On fait sauter des bombes, le pays est en crise,

    Des gens vont dans les tombes, soldat on t’assassine !

    Pour la peine de mort, il n’en est plus question,

    Et on bat les records, on tue, c’est le violon.

    Vous pouvez tout tenter pays démocratiques,

    La mort n’a plus de prix, la chose est idyllique,

    Si tu as dans le cœur la rancune tenace,

    On te bourrera le crâne, psychologie, angoisse.

    Et si tu assassines parce que tu as aimé,

    Non ce n’est pas un crime, on ne va pas te tuer !

    Tu fais ce que tu veux, au jour de la retraite,

    Tu seras peut être vieux, du moins je te le souhaite,

    Si ton unique enfant repose dans la tombe,

    Au moins de temps en temps, tu penseras, c’est le comble,

    Que celui qui a tué, se promène dans la rue,

    Sans jamais se soucier, de ton cher disparu.

     

    On abolit des lois, on abolit des peines,

    Et celle de la mort est la plus importante,

    Mais c’est à celle là qu’on a enlevé les chaînes,

    Tais toi ne dis plus rien, c’est toi qui auras tort...  


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  • SOUVENIRS

    De cette photo jaunie trouvée dans le grenier,

    Je revois toute une vie, une ville, un quartier.

    Des années écoulées de votre disparition,

    Il reste des souvenirs, un passé, une maison.

    La mémoire d’une enfance près de vous chers parents,

    J’ai arrêté l’horloge qui égrène le temps

    Il y avait les saisons et quand venait l’été,

    La campagne fleurissait, nous partions promener.

    Dans la grande maison où tout sentait la cire,

    Nous ne pensions à rien, et surtout pas au pire.

    Dans le jardin immense, nous cultivions légumes,

    Accommodés plus tard avec quelques agrumes.

    Entourés par vos soins, d’une immense tendresse,

    Nous ne manquions de rien, innocente jeunesse.

    Nous comprendrons plus tard que ce fût difficile,

    D’élever un garçon entouré de quatre filles.

    Qu’elle fierté vous aviez d’élever vos enfants

    Avec peu de moyens, mais quel talent !

    Je garde le souvenir d’une honnêteté sans faille,

    Et pour gagner sa vie, nul secret, le travail !

    Nous qui ne savions pas comme vous avez trimé,

    Nous comprenons maintenant ce que fut le passé.

    L’horloge est repartie, les décennies s’écoulent,

    Un jour c’est le grand vide, vous êtes partis trop tôt,

    Avec une impression que toute une vie s'écroule,

    On se pose des questions et on a le cœur gros.

     

    Je repose la photo remplie de souvenirs,

    Je referme la boite, j’ai eu tant de plaisir,

    A revoir le passé dans cette photo jaunie.

    Mais ce n’est pas si loin et tout n’est pas si gris,

    Je n’oublierai jamais…. Je vous aime chers parents,

    Je viendrai vous rejoindre… C’est une question de temps...

    Création personnelle 


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  • dans sa bulle

     

    Quel est donc ce mal qui serre toujours mon cœur ?

    Qui accentue chaque jour, des larmes de la peur ?

    Tu regardes le ciel, tu fixes l’horizon,

    Rien ne sort de ta bouche, pas un mot, pas un son.

    Tu restes dans ton monde qui pour nous est énigme,

    Avec les yeux du cœur pourtant tu fais des signes.

    On a donné un nom à ton monde sans paroles,

    Ou tu ferme la porte comme la fleur sa corolle.

    Tu accumules en toi les richesses du monde,

    Tu entends et tu vois, tu regardes et tu sondes,

    Tu sculptes ton silence, ton paradis terrestre,

    Et passe ton enfance dans ta tête, dans tes gestes.

    On te donne de l’amour, et ça, tu le comprends,

    On conjure le sort, on t’aime et on t’attend.

    Toi l’enfant sans paroles tu m’apprends bien des choses,

    D’ici ou bien d’ailleurs, la beauté d’une rose.

    Quand tu es dans mes bras et que je serre très fort,

    Nous ne formons qu’un cœur, qu’une âme, qu’un seul corps.

    Tu parais si heureux, quand, sur ta balançoire,

    Tu racontes, sans paroles, au vent toute une histoire.

    Je voudrais partager quelquefois tes pensées,

    Quand ton vide s’installe, que je te vois penser.

     

    C’est pour toi ce poème, petit enfant autiste,

    Moi j’enlèverais le « U » et je mettrais ARTISTE,

    Et si mes larmes coulent, pour des futilités,

    Je penserai fort à toi… A ton rêve… PARLER  


    CREATION PERSONNELLE


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  • douleurs

     

    Douleurs incessantes ou la souffrance est reine,

    Nerfs exacerbés, messages douloureux,

    Je lutte jour après jour, pour briser toutes les chaînes,

    Pour ouvrir cet étau, qui me tue peu à peu.

    Epines qui me rentre dans ma chair meurtrie,

    Où quand tu me taillades, comme une lame de rasoir,

    Comme une bête prise au piège, tu me gâches la vie,

    Persistante et atroce, tu me tues chaque soir.

    Bataille sans ennemie, impuissante victoire,

    Quand enfin, tu me laisses juste un peu de répit,

    Sournoise, à pas feutrés, tu reviens pour me voir,

    Pas de ciel sans nuages, encore tu ressurgis.

    Médicaments, piqûres et musiques apaisantes,

    Ne me laissent qu’une trêve, préservent ma dignité,

    Même dans mon sommeil, tu empoisonnes mes rêves,

    Brusquement réveillée, vais-je encore t’endurer.

    Médecine impuissante, feras tu disparaître,

    Le jour ou la douleur, viendra insupportable,

    Apporter dans mon cœur, ou mettre dans ma tête,

    Des images apaisantes, des pensées agréables.

    Eviterais je un jour, de me tuer pour te tuer,

    Douleurs irréversibles qui affectent mes pensées,

    Vouloir un jour mourir pour pouvoir oublier,

    Cette douleur atroce qui ne veut me quitter.

    création personnelle


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  •  

    Vous qui risquez vos vies pour éteindre les feux,

    Ou sauvez un blessé sur la route meurtrière,

    Vous êtes toujours là, qu’on soit jeune ou bien vieux,

    Pour sauver les humains tous les jours sur la terre.

    MERCI POUR VOTRE COURAGE.  


    Vous qui risquez vos vies, au milieu de la guerre,

    Contre vents et marées, avec peu de moyens,

    Médecins avant tout, par delà les frontières,

    Vous êtes des héros, mais le savez vous bien ?

    MERCI POUR VOTRE COURAGE.

     

    Vous qui risquez vos vies, cherchant dans les décombres,

    Parmi tous les débris, ceux qui survivent encore,

    Quand la terre a tremblé et que tout est si sombre,

    Pas le droit à la fatigue, une vie elle vaut de l’or.

    MERCI POUR VOTRE COURAGE.

     

    Vous qui risquez vos vies, les démineurs de bombes,

    Quand un illuminé veut tuer gratuitement,

    Pour une cause débile, pour faire comprendre au monde,

    Qu’il faut que cela change, en tuant des innocents.

    MERCI POUR VOTRE COURAGE.

     

    Vous qui risquez vos vies, journalistes de guerre,

    Pour que nous tranquillement, on sache ce qui se passe,

    Partis de loin en loin aux quatre coins de la terre,

    Oubliant vos familles, vous mourez à la tâche ;

    MERCI POUR VOTRE COURAGE.

     

    Vous qui risquez vos vies, pour défendre vos droits,

    Pour que toutes les couleurs de peau soient réunies,

    Vous êtes parfois tués, par des gens, de sang froid,

    Martyres de tous les siècles, on ne vous oublie pas.

    MERCI POUR VOTRE COURAGE.

     

    Vous qui risquez vos vies, quand la montagne gronde,

    Et que les sans cervelles chaussent quand même leurs skis,

    Au cœur de la tempête, ne pas perdre une seconde,

    Quand la nature se fâche, vous vous sauvez des vies.

    MERCI POUR VOTRE COURAGE.

     

    Vous qui risquez vos vies, casques bleus de la paix,

    Pour que des gens puissent vivre de l’aide humanitaire,

    Pour un sac de farine, pour un bidon de lait,

    On vous prend votre vie pour un morceau de terre.

    MERCI POUR VOTRE COURAGE.

     

    Aujourd’hui c’est pour tous ces héros,

    Que je dédie ces phrases, pour ne pas oublier,

    Pour la beauté du geste, il faut bien quelques mots,

    Pour louer leur courage….. Pour ne pas oublier….


    CREATION PERSONNELLE 



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  • CONTE POUR ENFANT SAGE

     

    Je vais te raconter l’histoire imaginaire

    De l’enfant magicien sur son monde rose et bleu.

    Il vit sur un nuage loin de sa planète terre,

    Et quand arrive le soir, il ferme tous les yeux.

    Il se glisse dans la nuit quand les enfants se couchent

    Pour faire de leur sommeil un monde merveilleux.

    Il donne le pouvoir et à tous ceux qu’il touche,

    De la poussière d’étoiles pour qu’ils dorment heureux.

    Il offre des espaces infinis de tendresse,

    Et des rayons d’amour d’une immense splendeur.

    Il te serre sur son cœur quand tu es en détresse,

    Et berce ton sommeil pour que tu n’ai plus peur.

    Par delà les étoiles, avec la fée sa mère,

    Il te surveillera jusqu’au petit matin,

    Quand pour un autre jour il donnera sa lumière,

    Pour les enfants du monde, il sera le gardien.

    Tu garderas pour toi l’histoire douce et heureuse,

    Et il viendra sans cesse bercer toutes les nuits,

    Par une symphonie moëlleuse et cotonneuse,

    Enlever tristesse et tes larmes de pluie...

     

    Création personnelle


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